Président de la République de Lituanie

Communication annuelle de la Présidente de la République de Lituanie Dalia Grybauskaitė

11/06/2019

Chers compatriotes, Mesdames et Messieurs les Députés, les Invités et les Diplomates,

Je me réjouis de pouvoir accomplir aujourd’hui mon devoir constitutionnel, prononcer la communication annuelle sur la situation en Lituanie et sur la politique intérieure et étrangère de la Lituanie. L’article 89 de la Constitution le prévoit.

Un mois avant le transfert des travaux au nouveau chef d’État, je voudrais parler de la maturité de notre État, de notre démocratie, de notre société et de notre politique à laquelle nous aspirions tous pendant ces dix ans.

En passant en revue une décennie assez dramatique, j’ose affirmer que, malgré certains conflits, certaines disputes, certaines bousculade dans de différentes « bulles », notre État va bien.

Nous apprenons rapidement à vivre dans la Liberté. Tous ensemble.

La terre lituanienne nous a rendu avec les reliques de A. Ramanauskas-Vanagas l’esprit de lutte et de résistance inébranlable.

La Lituanie est tel un miroir qui renvoie notre reflet. J’y vois beaucoup de dévouement et beaucoup de gens qui s’impliquent énormément.

La reconnaissance internationale de la Lituanie montre la maturité de notre État. Le nom de la Lituanie est prononcé aujourd’hui avec respect et confiance.

Notre voix pèse au sein de l’Union européenne et de l’OTAN, les idées lituaniennes contribuent à la construction d’un monde plus paisible et plus moderne.

Que le monde entier voie un État libéré et indépendant comme il nous voie maintenant est une réussite importante de nous tous.

Ce sont la capacité à agir de manière responsable, la posture ouverte et droite et pas la servilité qui nous rendent visibles dans l’espace géopolitique. C’est pour une politique étrangère basée sur les valeurs et la confiance et non sur la peur et la docilité que la Lituanie se fait respecter.

L’ordre international change et nous devons garder la colonne vertébrale de nos valeurs. Ceci rapportera toujours plus que l’envie de satisfaire quelqu’un. Le monde le sait déjà – la Lituanie ne se laisse pas bousculer mais on peut lui faire confiance.

Cependant, malgré tous les changements dans le monde, malgré toutes les menaces émergentes à l’encontre de notre Liberté, seule notre détermination politique montrera à quel point nous sommes prêts à nous défendre et à préserver nos valeurs fondamentales.

Les décisions politiques immatures et les déclarations concernant la coopération avec les pays hostiles peuvent devenir des menaces rampantes qui nous prendront en otage et nous n’aurons de choix qu’entre ce qui est mal et ce qui est très dangereux.

Les nouveaux défis de la sécurité, de l’ordre du monde, des droits de l’homme, du changement climatique, du commerce exigent des changements dans l’activité des organisations internationales.

Et la Lituanie ne reste pas une observatrice passive, elle est parmi les initiateurs de ces changements.

Nous devons continuer à être la cloche de la liberté dans la politique internationale.

C’est pourquoi le soutien inconditionnel au peuple ukrainien ainsi que la condamnation aussi inconditionnelle de l’agresseur, que ce soit la Crimée, Kertch ou l’utilisation de l’arme chimique au Royaume-Uni, doivent rester notre posture stratégique.

Nous sommes déjà depuis 15 ans dans l’Union européenne.

C’est pourquoi une Europe sûre, compétitive, influente relève aussi de notre responsabilité.

La Lituanie ne suit pas seulement l’agenda européen, nous le constituons aussi, car nous avons des propositions pour l’avenir de l’Europe.

Nos idées contribuent à la création du bouclier de défense cybernétique de l’UE, des produits lituaniens uniques comme le projet “Démasque”, aident toute l’UE à lutter contre la désinformation et la propagande hostile.

L’expérience de la Lituanie concernant la mise en place du terminal GNL, qui nous a aidés à assurer les alternatives de l’approvisionnement en gaz, est suivie par d’autres pays du monde également.

Nos défis deviennent également des défis et des préoccupations de toute l’Europe. L’Europe, c’est nous.

Nous avons déjà signé un accord politique avec la Commission européenne sur la synchronisation des réseaux électriques des pays baltes avec les réseaux de l’Europe occidentale. Ce mois un accord plus détaillé sera signé à Bruxelles quand je m’y rendrai pour la réunion du Conseil européen. Ne nous tournons donc pas vers l’arrière, vers l’Est, car nous savons parfaitement que ce n’est pas seulement de l’électricité, mais aussi de l’influence politique qui sont générées par la boucle énergétique BRELL depuis les postes de distribution de Moscou.

C’est aussi le cas de la centrale d’Astraviets. Les pays de la convention d’Espoo ont reconnu qu’elle est construite sur un terrain qui n’est pas sécure. Il ne s’agit pas de la sûreté de la centrale mais d’un terrain qui n’est pas sécure. Aucune centrale ne peut donc fonctionner sur un tel endroit. Il est indispensable de persévérer pour que la centrale d’Astraviets soit fermée pour de bon.

Ne nous tournons pas vers l’arrière mais réfléchissons à la Lituanie dans 30 ans.

Nous vivons lors d’une période vraiment propice. Ne nous créons simplement pas de problèmes par nous-mêmes portés seulement par l’envie ou l’enthousiasme de faire quelque chose de manière différente, de détruire plutôt que de construire.

De nouvelles études dévoilent une vérité inquiétante : au cours des deux dernières années la confiance des investisseurs envers l’économie de notre pays a considérablement chuté. Les décisions et les déclarations controversées de notre gouvernement ont eu le plus grand impact négatif sur leur humeur.

Les interdictions et les scénarios apocalyptiques construits par une partie des personnes au pouvoir inquiètent non seulement les investisseurs étrangers.

Le pays est ainsi condamné aux expérimentations sans fin avec les bons, les paquets de retraites, les modèles d’éducation, les mutations des hôpitaux et les ministères miroirs.

Les gens attendent de la clarté et de la stabilité. Des réformes ne peuvent pas durer un quart de siècle - c’est pourtant bien la durée de la réforme de l’éducation. Nous risquons l’avenir de notre pays en faisant des expériences sur nos enfants.

Nous avons un énorme potentiel dans les domaines des biotechnologies, des cybertechnologies et des technologies de l’information, dans les secteurs des services et de la production. La vitesse de l’internet en Lituanie devient notre deuxième fierté après le basketball et nous sommes parmi les cinq premiers États de l’UE en matière de développement des services électroniques.

En quelques années le secteur des technologies financières est devenu une marque d’exception de l’économie lituanienne dans le monde : nous comptons plus de 170 sociétés fintech. Certains ne l’apprécie pas vraiment, le monde l’admire, nous en sommes fiers. Nous sommes, pour l’instant, les leaders de la région.

Dans le contexte du développement de l’intelligence artificielle dans le monde la Lituanie devient connue en tant qu’un bon endroit pour les investissements novateurs. Cette année à Davos, un accord sur l’ouverture des incubateurs CERN pour le business et la recherche à Vilnius et Kaunas a été conclu. C’est une chance historique pour la Lituanie de devenir le plus moderne centre d’innovations technologiques dans toute l’Europe du nord.

Les inventions des étudiants de la Lituanie pour l’utilisation de l’intelligence artificielle et les capacités de nos élèves dans le domaine de la robotique étonnent déjà toute l’Europe. Ils en sont des champions. Le monde attend des solutions innovantes dans la lutte contre les maladies, contre les fausses informations, contre le changement climatique.

Nos chercheurs sont capables de proposer des inventions nécessaires non seulement pour l’économie du pays mais également pour la sécurité mondiale.

C’est justement ce qui peut changer la structure économique du pays et insuffler de l'enthousiasme pour un développement accéléré dans le contexte du ralentissement économique.

Cependant le nouveau pétrole aujourd’hui ce n’est pas seulement l’intelligence humaine mais aussi les données.

C’est pourquoi plus on piétine concernant la politique de données ouvertes en justifiant le business national des données avec une tarification opaque et des flux d’informations incontrôlés, plus on prend de retard par rapport au rythme du monde.

 

Mesdames et Messieurs,

Dans les démocraties matures le transfert du pouvoir se passe de manière civilisée, fluide, en assurant la continuité des travaux.

Les exigences préalables de professionnalisme et de transparence nous ont protégés des crises de gouvernance de l’Etat que nous avions connues au début de l’indépendance, quand en 19 ans le gouvernement avait changé 14 fois.

Lors de la dernière décennie, la situation a été plus stable et nous avons pris des décisions stratégiquement importantes pour le progrès de l’État :

  • en rendant l’activité des tribunaux et de l’appareil juridictionnel plus transparents ;
  • en luttant contre la corruption politique et oligarchique ;
  • en renforçant l’indépendance énergétique et économique du pays ;
  • en s’assurant la sécurité militaire ;
  • en menant une politique étrangère basée sur les intérêts du pays et la dignité nationale ;
  • en augmentant la sécurité sociale des gens. Cependant nous n’avons pas réussi à diminuer de manière significative l’exclusion sociale.

Cependant 64 % des gens sont encore insatisfaits du fonctionnement de la démocratie, n’ont pas confiance dans les partis, le Parlement national et le gouvernement.

La surdité politique, le non-respect des droits des gens, l’ignorance des principes de la démocratie et de l’État de droit, les décisions imposées en profitant de la position au pouvoir, l’envie de contrôler les médias, l’appareil juridictionnel et toutes les institutions indépendantes, l’ignorance de la Constitution et l’arrogance martiale mènent vers la destruction du pays.

Quand la politique s’abaisse à la persécution primitive des critiques, quand la culture politique est remplacée par la démonstration de force, quand les gens sont ignorés, quand on fait chanter les opposants, le travail constructif devient impossible.

Le manque de respect envers la personne, envers ses droits et ses libertés affiché au plus haut niveau, n’ajoute pas de confiance ni en l’État, ni en la démocratie.

La méfiance fait naître une langue qui ne permet aucune communication.

Si nous nous débarrassions des tendances à mépriser l’autre, si nous apprenions à écouter et à coopérer, nous serions beaucoup plus forts.

Les disputes et la muflerie politique ne peuvent devenir une tradition du parlementarisme lituanien où il n’y a plus de place pour une discussion sérieuse ni pour une analyse plus profonde du problème.

Le nombre de députés ne changera pas la qualité du travail du Parlement.

C’est seulement en changeant et en progressant nous-mêmes que nous pouvons beaucoup mieux réussir en Lituanie, en Europe et dans le monde.

Les partis parlementaires, après s’être ouverts à la jeunesse, passent dans une nouvelle étape de développement en termes de qualité.

Les partis traditionnels qui ont passé l’épreuve des élections municipales donnent l’espoir que le système de partis se stabilise, qu’il s’est nettoyé, a accepté de nouvelles personnes et se remettra déjà debout.

Non seulement les générations mais aussi les valeurs changent dans la politique.

La confiance dans les politiques qu’on choisit et dans leur décision est très importante.

Même si notre démocratie a des défauts et qu’il nous faut encore faire des efforts pour égaler les pays nordiques, le monde nous considère comme un État européen, démocratique et de droit, nos villes sont définies comme cosmopolites et modernes.

Nous avons reçu le prix de la paix de Westphalie pour un exemple exceptionnel de développement démocratique et pour la contribution à la paix du continent.

Lors de la visite du Pape, le monde nous a connus comme un pays de gens jeunes, ambitieux, dignes, sensibles et très forts.

L’espoir que la Lituanie communique est une grande valeur pour le monde entier.

Nous avons choisi un nouveau Président et des députés européens en vérifiant à nouveau la colonne vertébrale de nos valeurs et l’indice de liberté. Nous avons appris à réfléchir par nous-mêmes, nos choix sont de moins en moins déterminés par les influences oligarchiques et par les promesses populistes sans valeur.

Même si certains politiques rêvent d’un Président silencieux et extrêmement docile qui laisse “travailler”, les gens veulent un dirigeant qui défend leurs intérêts, les valeurs constitutionnelles et humaines. J’espère que le nouveau Président justifiera les espoirs du peuple lituanien. Je le lui souhaite sincèrement.

 

Mesdames et Messieurs,

Nous avons avancé beaucoup plus que plusieurs autres pays en assurant les principes fondamentaux de l’État de droit – la prééminence de la Constitution et du droit. Cependant les défis ne manquent pas et ne manqueront pas à la structure juridique de notre État.

La lutte contre la Constitution devient plus populaire que la lutte contre la corruption.

Nous avons traversé une attaque sans précédent envers le titre Ier de la Constitution qui protège les valeurs fondamentales pour l'État et pour la nation : la langue, la souveraineté, l’intégrité territoriale.

Il y a eu beaucoup de gesticulations pour réécrire la Constitution et piétiner les valeurs qui y sont inscrites pour l’adapter aux souhaits d’un petit groupe concret, à commencer par les constructions sans freins dans les forêts, des privilèges pour la nomenclature, les restrictions de la liberté d’expression et jusqu’à des tentatives de changer la procédure de nomination du procureur général et de baisser le seuil de validité pour les référendums.

L’année dernière la Cour constitutionnelle a été saisie pour 33 actes juridiques potentiellement anticonstitutionnels.

Le droit de recours individuel devant la Cour constitutionnelle étant enfin établi, cette Cour aura encore plus de travail. Cependant c’est un acquis car souvent la Cour constitutionnelle est la dernière instance pour empêcher l’activité arbitraire des politiques.

Car la “Constitution selon les besoins” peut changer cardinalement le visage de l’État de droit et faire revenir le pays vers l’époque de la justice achetable et du nihilisme juridique.

En nous adaptant aux normes juridiques internationales et aux valeurs juridiques européennes, en réformant nos institutions juridictionnelles, les tribunaux, le ministère public, en améliorant les codes, en adoptant des lois plus modernes, nous avons créé un vrai système juridique occidental.

Nous méritons des compliments au sein de l’UE pour la sélection transparente et sévère des juges. Les juges et les procureurs de la nouvelle génération se débarrassent non seulement du joug du clan mais aussi de la dépendance des politiques ainsi que de vieilles habitudes de corruption.

Il a fallu de nombreuses années jusqu’à ce que la justice se libère enfin des peurs de ne pas plaire à quelqu’un, se débarrasse de la justice par téléphone, arrête de couvrir les siens.

Nous comptons non seulement les affaires du siècle, nous nous débarrassons également de l’impunité : pour les infractions de corruption 92 % des accusés sont punis dans les tribunaux de première instance.

La perception de l’indépendance des tribunaux n’est pas basse en Lituanie. Cependant, selon l’opinion de la société, la plus grande menace pour cette indépendance est les tentatives des politiques et des autres autorités nationales d’influencer les tribunaux ainsi que la pression en provenance des entreprises et d’autres groupes d’intérêts.

Il y a eu plusieurs tentatives d’impliquer les institutions juridictionnelles dans les processus politiques : de les utiliser pour la lutte électorale ou contre les opposants.

L’indépendance des institutions juridictionnelles est une grande réussite. Cet acquis doit être défendu et préservé.

La tentation de contrôler les médias se renouvelle également chaque fois. Au cours des trois dernières années il y a eu dix propositions qui auraient limité le travail des journalistes. Il y a eu des tentatives de se protéger de la critique même en essayant de politiser le diffuseur public indépendant.

La liberté d’expression est la liberté. C’est donc une question de sécurité nationale. Pour nous tous et notre Etat.

Le gouvernement ne tolérant pas la critique, exercerait volontiers son contrôle non seulement sur les médias mais aussi sur les artistes avec les convictions solides qui s’expriment de manière directe et entrainante, allumant ainsi l’esprit de la nation, incitant à avoir le sens critique, renforçant la confiance mutuelle.

Les beaux-arts, la musique, le cinéma, la littérature qui ne sont pas indifférents aux défis nationaux et mondiaux, font naître des œuvres comme “Gloria pour la Lituanie”. L’année dernière, lors de la commémoration du centenaire, debout aux côtés des invités, des Présidents des autres pays, admiratifs, c’est avec fierté que j’écoutais “Gloria pour la Lituanie” et je savais que seule la Lituanie peut faire naître une telle œuvre. Une œuvre qui enseigne le respect pour le passé, renforce la colonne vertébrale de nos valeurs, réduit l’indifférence, éduque au patriotisme et à la responsabilité pour l’avenir du pays.

Nous pouvons être fiers de notre culture et la comparer aux autres.

La Lituanie est rendue célèbre par les oscars de l’opéra mondial, les lions d’or des biennales et la plus talentueuse battuta du monde.

La nuit des musées, les festivals de la musique de rue, les printemps de la poésie, le cinéma à la belle étoile, la bibliothèque intelligente, les espaces inattendus ce n’est pas l’étranger. C’est la Lituanie. C’est l’abondance des évènements culturels lituaniens de qualité et notre liberté de création qui ne se soumet à aucun contrôle.

 

Mesdames et Messieurs,

Notre liberté se mesure à la reconnaissance de la liberté d’une autre personne.

Chacun veut se sentir en sécurité, garder sa dignité dans n’importe quel pays en espérant qu’il sera traité avec respect, avec humanité tout simplement.

La simple humanité aussi bien dans la politique que dans les relations entre les gens peut faire des miracles.

Le fouet du maître et les indications de ce qu’il faut manger, quand il faut boire, où se soigner et avec qui sortir ne contribueront pas à la société libre et harmonieuse.

Le respect envers celui qui pense et vit différemment, qui a un physique différent, qui possède moins, qui a mieux réussi, l’égalité des chances, la protection de la vie privée de la personne, la liberté de choisir - voilà ce qui rend notre État attractif pour nous-mêmes et pour les autres.

Les transformations sociétales dans notre pays sont très rapides, la conscience des gens a largement dépassé la maturité de la politique et des politiques.

Les experts internationaux voient dans la société lituanienne un grand potentiel en capital social et nous prévoient un bon avenir si seulement nous apprenons à agir en tant que collectivité et à poursuivre des objectifs communs.

C’est pourquoi la campagne sociale pour la sécurité “Pour une Lituanie sûre” n’a pas de fin. J’espère vraiment que le nouveau Président avec son équipe continuera cette campagne. En trois ans près de 1 000 initiatives ont été enregistrées pour réduire la violence, les dépendances nuisibles, les suicides, pour encourager le parrainage et l’adoption des enfants. Ces initiatives ont déjà été rejointes par les soixante municipalités, les organisations non gouvernementales, plus de soixante-dix entreprises responsables, les représentations diplomatiques, les organisations internationales, les médias. Les personnalités connues dans le pays sont devenues les ambassadeurs de cette campagne.

Les statistiques ne révéleront pas combien de fois le conseil reçu en appelant “la ligne des parents” a remplacé la fessée, ce qui se passe dans la tête d’un enfant quand l’orphelinat est remplacé par une famille, la rue par le centre de jour ou par la mer qu’il voit pour la première fois, quelle confiance brille dans les yeux de la femme qui s’est libérée de la violence.

C’est seulement en créant les liens les uns avec les autres que nous deviendrons une force qui décidera de l’avenir de la Lituanie, qui n’aura pas peur ni des défis intérieurs, ni de ceux venant de l’extérieur.

Une société active, ouverte et basée sur une confiance mutuelle sera capable de se mobiliser pour les plus difficiles décisions dans l’État. C’est la clé principale vers la Lituanie qui réussit.

 

Chers compatriotes,

C’est votre confiance qui m’a donné des forces tout au long de ces dix ans.

C’est en croyant en la Lituanie et en vous que je cherchais des solutions nécessaires pour l’État comme je le pouvais.

Je vous remercie tous qui m’avez accompagné sur cette voie et qui avez partagé les mêmes visions.

Je remercie également ceux qui ont exprimé des critiques. Vous m’avez tous aidée et m’avez permis d’apprendre tous les jours.

C’était un grand défi et un grand honneur de servir l’État lituanien et son peuple.

Je vous remercie tous.

Dalia Grybauskaitė, Président de la République de Lituanie

Mise à jour 2019.06.12 12:51

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