Président de la République de Lituanie

Le Président a rendu hommage à la mémoire des chefs et participants de l’insurrection de 1863-1864

22/11/2019

Le Président de la République de Lituanie Gitanas Nausėda et le Président polonais Andrzej Duda ont participé avec les premières dames aux obsèques nationales des chefs de l’insurrection de 1863-1864 Zigmantas Sierakauskas et Konstantinas Kalinauskas ainsi que de 18 insurgés, dont les dépouilles ont été trouvées sur la colline de Gediminas. D’autres invités étrangers importants de Pologne, Biélorussie, Ukraine et Lettonie ont également participé à la cérémonie.

Lors de la messe célébrée à l’Archicathédrale basilique de Vilnius, le Président lituanien a souligné que les chefs et les participants de l’insurrection de 1863-1864 étaient le reflet de leur époque : des nobles et des bourgeois, des paysans et des ecclésiastiques, les organisateurs et chefs de l’insurrection, des conspirateurs et des crieurs publics. Ils étaient des fils dignes de leur Patrie qui avaient refusé d’accepter leur asservissement, étaient entrés dans un combat inégal et avaient finalement sacrifié leur vie.

« Ils n’ont pas trouvé la justice devant les tribunaux et, après leur mort, la plupart d’entre eux ont été mis dans une fosse commune au sommet de la colline de Gediminas. À nos yeux, la volonté des bourreaux de cacher une volonté supérieure les unit encore aujourd’hui : ils ne sont pas morts pour rien », a déclaré le Président lituanien.

Selon le chef de l’État, la Lituanie peut légitimement être fière des archéologues, historiens, historiens de l’art et spécialistes d’autres domaines lituaniens, grâce auxquels nous avons retrouvé une partie précieuse de notre héritage historique. Des recherches minutieuses nous ont révélé les histoires complexes et dramatiques de la vie des insurgés. Il est symbolique qu’une alliance, signe d’amour et de fidélité éternelles, ait permis de reconnaître sans aucun doute les restes de Z. Sierakauskas, chef des insurgés au tragique destin.

Le Président a souligné que les liens des Lituaniens avec les insurgés de 1863-1864 n’ont jamais été si forts qu’aujourd’hui. Les idées de droits civiques, de liberté de croyance, de conscience et de parole, et de justice sociale, posées par les insurgés, ont marqué l’ouverture, non seulement des Lituaniens mais aussi des autres peuples de la région, à la modernité.

« Aujourd’hui, nous pouvons considérer que les sujets du patriotisme, de la fidélité, de la noblesse et de la détermination n’appartiennent pas à un seul peuple ou une quelconque période historique », a déclaré le Président Gitanas Nausėda.

Le chef de l’État a souligné que les Lituaniens, les Polonais, les Biélorusses, les Ukrainiens et les Lettons rappelant l’époque d’un État commun, ce sont des peuples qui ont subi toutes sortes de désastres et survécu à nombre d’épreuves, mais qui ont été finalement capables de rétablir un État. « Peut-être a-t-il pris de nouvelles formes, différentes de ce qu’avaient imaginé les chefs et les participants de l’insurrection de 18631864, mais notre passé commun reste vivant et nous parle dans les vieux cimetières et églises, dans nos villes, champs et forêts. Il nous inspire pour aspirer à des relations étroites, construire de nouvelles visions de la liberté et nous mettre à de nouveaux travaux », a dit le chef de l’État.

L’archevêque métropolitain Gintaras Grušas a célébré une messe dans l’Archicathédrale basilique de Vilnius, les évêques lituaniens, polonais et biélorusses ainsi que les aumôniers des armées étaient présents.

Après la messe, les cloches des églises de Vilnius ont sonné et la procession solennelle des obsèques s’est dirigée vers l’ancien cimetière Rasos. La grande cloche Sigismond de la cathédrale du Wawel à Cracovie, qui résonne exclusivement pour les occasions importantes, a répété leur écho. Les chefs et les participants de l’insurrections de 1863-1864 reposent pour l’éternité dans le colombarium de la chapelle de l’ancien cimetière Rasos.

Le 3 janvier 2017, après le début des travaux d’aménagement des versants de la colline de Gediminas, des dépouilles ont été trouvé par hasard sur la plateforme de la colline. Après être convaincu qu’il s’agissait d’insurgés de 1863-1864, tués sur la place Lukiškės de Vilnius, les recherches se sont poursuivies et les dépouilles de 20 personnes ont été exhumées. La dépouille du père Stanislovas Išora n’a toujours pas été retrouvée.

Groupe de la communication du Président

Mise à jour 2019.11.22 16:50

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