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2010

2010-06-08

 

Chers Lituaniens,


Chers participants à la séance,


Je suis là pour remplir la fonction prévue par la Constitution en faisant un rapport annuel de la situation du pays.

 

J'observe la situation et l'actualité dans chaque domaine de la vie du pays, j'analyse et je réagis sans attendre des occasions annuelles spéciales. C'est ainsi que je comprends ma mission et celle de l'institution présidentielle.

 

C'est pourquoi, j'ai renoncé à l'approche traditionnelle du genre pour préparer cette rencontre : une simple vue d'ensemble de tous les secteurs de la vie du pays en les alignant de manière conventionnelle.

 

Je ne vais donc pas faire la liste des problèmes : crise économique, chômage, prix de l'énergie, corruption largement répandue, réformes structurelles hésitantes...

 

Je rencontre en permanence les Lituaniens, je discute avec les hommes politiques et les fonctionnaires des institutions nationales à tous les niveaux. Je m'intéresse sincèrement à tout ce qui se passe dans l'espace public. C'est pourquoi je n'en doute pas : nous connaissons ce qui nous fait souffrir.


Il semble que nous comprenons aussi comment soigner cela. Nous promettons ainsi de poser des fondements modernes pour le progrès économique. Nous avons l'intention d'investir dans la recherche et l'innovation. Nous déclarons une guerre impitoyable à la corruption. Nous nous engageons à libérer le monde des affaires des contraintes absurdes et à garantir l'indépendance énergétique.

 

Durant des décennies, telle une formule magique, nous répétons de sages paroles sur la nécessité vitale d'entreprendre sur-le-champ des réformes structurelles.

 

Durant les vingt premières années de l'Indépendances, il n'y a eu que des vœux pieux et des intentions : cela ne suffit plus. Les ressources de notre optimisme et de notre patience s'épuisent. La foi faiblit. Nous sombrons dans la déception et la méfiance : dans la politique, les institutions nationales, en nous-mêmes et dans notre pays. Et de là il n'y a qu'un pas vers l'impuissance et la stagnation.

 

C'est pourquoi j'en suis convaincue : nous avons atteint un point où ne suffisent plus la constatation de la situation ordinaire, le rappel des difficultés, les autocritiques ou les réflexions universitaires sur la responsabilité générale.


Nous somme parvenus à un point de rupture. La Lituanie est déjà mûre pour les changements.


Je vous appelle à prendre une bouffée de responsabilité civique et de courage politique. Et le reconnaître : nous nous sommes enlisés, car nous avons perdu notre chemin.


Après avoir écrit des dizaines de volumes sur les stratégies et les programmes, où s'étalaient des centaines de nobles priorités, nous avons perdu le plus important. Nous avons méprisé la seule mesure d'évaluation de nos actes.
NOUS AVONS OUBLIE L'INDIVIDU.


L'économisme extrême, dominant à tous les niveaux, a éclipsé cette valeur première.


On ne trouve l'origine de tous les problèmes que dans le manque d'argent.

 

Je connais l'échelle de la crise financière mondiale et son impact sur l'économie réelle. Toutefois, je désapprouve catégoriquement la suprématie inconditionnelle de l'économie. Il s'agit en fait d'un point de vue erroné qui détermine une vision du monde faussée, des actions inadéquates et, hélas, des réveils très douloureux.

 

Les bulles économiques d'hier ont été créées par un égoïsme économique débridé. L'idéologie de la supériorité des priorités économique a provoqué aujourd'hui leur éclatement et des conséquences sociales.


Ce n'est pas le manque d'argent qui irrite les gens, mais l'absence de justice et de solidarité. Je n'ai pas approuvé et je n'approuverai pas une hausse des impôts chaotique. J'ai exigé qu'un mécanisme de compensation clair soit prévu pour les retraites diminuées. J'aspire à ce que le respect de l'individu se reflète dans une réforme, toujours pas commencée, honnête et intelligente de la protection sociale.


Retenons ces leçons. Passons en revue nos valeurs et élevons-nous pour une renaissance des valeurs.

 

Si nous aspirons vraiment à des changements réels dans le pays, nous devons revenir à la valeur la plus élevée : l'individu. Ce principe est applicable à tous : aux hauts fonctionnaires et aux serviteurs de l'État de rangs moins élevés, mais aussi à chaque citoyen. Et ceci à chaque étape d'une action : préparation des projets, examen des propositions, vote et mise en œuvre des décisions.


L'individu doit devenir la première priorité et le seul critère d'évaluation du travail pour tous les domaines de la politique du pays.

 

Il en va de même en politique étrangère. Nous pouvons discuter des formes du travail diplomatique et des tactiques, mais l'orientation stratégique est unique et incontestée. Il s'agit de la représentation des intérêts des Lituaniens, de leurs objectifs et de notre dignité nationale dans l'arène internationale.


C'est pourquoi les priorités de mon mandat sont :


- la poursuite d'une intégration européenne active et pertinente ainsi qu'une défense cohérente des intérêts du pays au sein de l'Union européenne ;


- la mise en œuvre de l'agenda euroatlantique, de même qu'une action efficace en renforçant la sécurité territoriale, énergétique et technologique de la Lituanie et en exploitant au maximum les opportunités des organisations internationales ;


- des relations constructives avec les voisins, fondées sur le respect mutuel et un avantage mutuel.


Mesdames et Messieurs,


Seul le principe de suprématie de l'HOMME nous aidera à trouver des réponses aux nombreuses questions.


Ce n'est qu'après avoir renforcé celui-ci que nous redonnerons une orientation positive à l'énergie de l'État et de la société.

 

Aujourd'hui, hélas, une grande partie de l'énergie nationale est tout simplement gaspillée. On observe un mouvement agité, mais sans direction. De par sa nature chaotique, il mène soit nulle part soit, ce qui est pire, à la confusion. Il est grotesque d'avoir créé après les troubles encore un groupe de travail pour calmer la société et redorer le blason des politiques, mais le résultat n'est, le plus souvent, qu'un report de décision et une colère supplémentaire.


Je ne mentionnerais pas cela si cela était l'échec isolé du travail d'une institution. Hélas, de telles situations se répètent constamment.


Je ne mentionne pas non plus exprès des exemples de telles décisions ou le nom des institutions qui les ont prises, car cela est presque devenu un phénomène général.


Sa diffusion et son enracinement montrent certains défauts graves de notre vie publique.


Tout d'abord, il y a un déficit évident de réflexion stratégique.


Les institutions du pays, de même que les partis politiques, sont devenus comme les « petits princes de Lituanie » avec leurs objectifs et leurs intérêts souverains.

 

La conséquence d'une telle action, fragmentée et souvent contradictoire, est un environnement juridique instable, confus et peu fiable qui, fonctionnant sans dessein stratégique clair, est déjà programmé dans le processus législatif.


Si le projet en préparation n'a pas de colonne vertébrale, celui-ci n'apportera probablement que des solutions temporaires et sectorielles. Au stade des négociations, l'ébauche sera enrichie par les désirs des autres secteurs ainsi que des clauses et des exceptions. Les représentants des lobbys s'introduiront indubitablement dans le processus avec des propositions entièrement nouvelles. Une analyse minutieuse de l'impact n'est plus possible dans de telles conditions. Toutefois, des accords en coulisses sont possibles. Les propositions dites de « dernière minute » s'insinueront donc. Il apparaitra bientôt qu'elles ont dénaturé le projet initial, apporté des contradictions, ouvert de nouvelles contrées à des intérêts qui ne sont pas publiquement déclarés.

 

Telle est le vécu quotidien et sur de longues années. Cela est suffisant pour que nous commencions enfin à améliorer non seulement les lois elles-mêmes, mais aussi la procédure de leur adoption. Basons les plans et les projets sur des objectifs stratégiques clairs, renonçons aux traditions de la « dernière minute » et de l'ajournement.

 

Nous devons dès aujourd'hui réfléchir plus largement et voir plus loin que les unes du lendemain.

 

L'action du Gouvernement pourrait devenir plus rationnelle si, après avoir chassé la coutume de « pousser » les projets des différents ministères, une autre tradition était introduite : les discuter en détails, à l'avance, de manière collégiale et, nécessairement, de façon stratégique.


Si des modifications fiscales sont proposées pour le milieu économique, il est nécessaire d'apprécier l'impact sur le développement économique et le marché du travail. Si on promet de taxer la population, il ne faut pas uniquement se préoccuper des indicateurs budgétaires : les personnes responsables de la situation de la protection sociale doivent aussi analyser l'impact de la taxe. Si une facilité fiscale est proposée à telle ou telle branche économique, il est nécessaire d'entendre l'appréciation des institutions de contrôle de la concurrence. De même, sans aucun doute, celle des fonctionnaires responsables des finances du pays. Cela est particulièrement d'actualité lorsque la situation budgétaire est tendue. Ce sera aussi d'actualité dans un proche avenir lorsque, à l'approche des élections municipales, les propositions de facilités et d'exemptions fiscales s'entasseront.

 

Je n'en doute pas, une partie d'entre elles seront innovantes et prometteuses. Toutefois, je sais par expérience que l'autre partie sera électoraliste. C'est pourquoi il faudra les évaluer très minutieusement, de manière responsable et prudente.


Conformément au principe de valeur « Individu - État - Avenir ».

 

Je crois que cette échelle d'évaluation nous aurait protégé de nombreuses erreurs et des lacunes législatives évidentes de ces dernières années. Elle peut aider à trouver un sage équilibre dans les futures décisions.


Je suis convaincue qu'elle seule peut devenir la pierre angulaire de la restauration des liens entre l'individu et l'État, auxquels nous devrons porter une attention particulière.

 

Toutefois, ces relations sont touchées par une crise profonde, comme il n'y en a jamais eu dans la Lituanie à l'indépendance retrouvée.

 

Je ne dis pas cela uniquement en m'appuyant sur les conclusions d'un sondage d'opinion, selon lequel près de 80 % des gens n'ont plus confiance dans les partis, les hommes politiques et les institutions de l'État, autrement dit en l'État lui-même. Un fait irréfutable confirme leurs évaluations pessimistes : toujours plus de citoyens ne vont plus voter. Les citoyens renoncent d'eux-mêmes au droit de participer à la gouvernance de leur pays.


Et ce n'est certes pas parce que la passivité, l'indifférence ou « cette sacrée soumission » sont un trait national inné.
En aucun cas.

 

Souvenons-nous du référendum de 1992 sur la Constitution. Malgré les chutes de neige, les problèmes de circulation et d'approvisionnement en électricité, et à l'étonnement des observateurs internationaux, environ 75 % des électeurs sont allés voter. Ils sont venus car ils croyaient que leur voix pouvait amener des changements.


Souvenons-nous de la fête de l'Indépendance de cette année : des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées, témoignant ainsi de leur amour vivant pour la Patrie.


Ou bien les actions de nettoyage de l'environnement des dernières années. Des groupes se sont rassemblés croyant qu'ils pouvaient récurer la Lituanie avec leurs mains.


Toutefois, il est fâcheux et honteux que ces mêmes personnes ne croient pas qu'elles puissent nettoyer la Lituanie avec leurs voix.

 

Elles ne croient plus les changements de couleurs politiques au Seimas ou la collectivité locale puisse présager de réels changements dans la vie du pays et leur propre vie. Les gens n'ont plus confiance dans la gauche, la droite ou les nouveaux qui les ont déjà déçus. Ils n'ont plus confiance dans le pouvoir, les hommes politiques et la politique en général. Il s'agit de l'avertissement le plus sérieux pour des partis politiques qui se sont enfermés dans les intérêts étroits des partis comme oubliant que leur sort est entre les mains des électeurs, et pas l'inverse.

 

Je pense aussi à l'importance de l'émigration. Non pas comme un phénomène économique, mais comme la relation entre l'individu et l'État.


Abandonner sa Patrie est une décision difficile. Pourtant, toujours plus de Lituaniens s'y résolvent et toujours plus réfléchissent à cette possibilité. Nous nous rassurons en disant qu'il s'agit d'une conséquence naturelle de la crise.


Même si il y a aussi la crise dans les pays où partent nos compatriotes. Il y a aussi du chômage, la vulnérabilité sociale, l'incertitude. Autrement dit, ce ne sont pas seulement les chômeurs forcés par la pauvreté qui quittent notre pays.


Regardons donc la réalité en face et reconnaissons-le : les gens n'émigrent pas seulement pour des raisons économiques. Ils partent à l'étranger car ils se sentent étrangers dans leur propre pays.

 

La culture politique et la morale d'aujourd'hui obligent à douter : est-il encore possible de faire ce qui est nécessaire pour les Lituaniens et non pas pour un quelconque consortium ou combinaison d'intérêts ?

 

Répondons nous-mêmes à ces questions : pas d'une tribune ni devant les caméras, mais devant notre conscience.


Répondons et commençons à nous changer et à changer notre vie. « Servir la Patrie, la démocratie, le bien-être des Lituaniens » sont les mots de votre serment et du mien.

 

Transformons ces paroles significatives en travaux significatifs.


Entreprenons des actions concrètes afin d'obtenir des résultats réels et importants pour l'individu.

 

Aujourd'hui, nous sommes particulièrement préoccupés par la stagnation économique et le chômage qui en résulte.

 

Nous en parlons tous les jours. Toutefois, si cela nous préoccupe vraiment, nous devons savoir que le budget ne sera pas en mesure dans un avenir proche de consacrer de généreuses injections financières à la stimulation de l'économie. Nous savons que nous ne serons pas en mesure d'alléger significativement la charge fiscale.

 

Commençons donc par alléger ce que nous pouvons : le poids bureaucratique.


Mettons en ordre l'environnement de la concurrence. En garantissant des conditions de concurrence juste équitables pour tous les acteurs économiques et en retenant l'arbitraire des monopoles, nous défendrons le monde des affaires et les consommateurs.


Incitons aussi à promouvoir le point de vue qu'ETRE HONNETE ÇA RAPPORTE.


Une confiance doit être montrée à un monde des affaires honnête et transparent. Créons des conditions telles que les petits entrepreneurs, de même que les ouvriers et les créateurs, qui travaillent actuellement au noir pour nourrir leur famille, se redressent, aient confiance et puissent travailler légalement sans perdre leur dignité et sans être rabaissés.

 

J'ai parlé de la diminution catastrophique de l'activisme des citoyens. J'ai mentionné les causes profondes : la déception, la perte de confiance. Il faudra beaucoup d'efforts et de temps pour la retrouver. C'est bien d'avoir fait des pas, bien que petits, dans cette direction. Par exemple, les conditions d'emploi des jeunes et des personnes entrant pour la première fois sur le marché du travail sont facilitées. Le statut de priorité exceptionnelle doit être accordé à ces propositions tournées vers l'individu, de telles décisions doivent notamment être beaucoup plus nombreuses.

Il y a du travail à faire dans chaque domaine. Faisons-le et cela deviendra plus lumineux.

 

Il n'est pas nécessaire pour cela d'écrire de nouveaux programmes. Il ne faut pas non plus des investissements représentant des milliards sur le budget. Il faut des actions concertées et rationnelles.

 

Ouvrons enfin le système politique à une participation plus large des citoyens sans parti. Ouvrons aussi les partis eux-mêmes : à de nouveaux visages, de nouveaux points de vue, aux idées et à la démocratie au sein des partis.

 

Nous enverrons ainsi le message que la voix des individus est importante, que leur participation à la vie de l'État est possible et attendue.

 

Nous parlons beaucoup de la corruption.


Nous sommes en colère, nous en analysons les racines, nous prévoyons les conséquences. Pourtant, l'an dernier, plus de sept cent enquêtes préliminaires ont été ouvertes pour corruption. A peine une affaire sur deux s'est retrouvée devant la justice. Une seule personne a réellement été condamnée pour abus de pouvoir. Aucune pour pot-de-vin.

 

Je ne commenterai pas. C'est déjà suffisamment insensé et honteux. Je ferai plusieurs propositions concrètes.

 

Tout d'abord, le fonctionnaire ayant abusé de sa position à son profit ne doit plus être en poste, et la possibilité de le réintégrer devrait être très minutieusement considérée. Nous n'avons pas le droit de risquer à la légère l'intérêt public en confiant de nouveau des postes publics à des personnes qui comprennent la fonction publique comme un outil pour s'enrichir.

 

Deuxièmement, tous les biens acquis avec des revenus illégalement perçus doivent être confisqués. Il faut parler avec les personnes, pour lesquelles les biens sont plus importants que le devoir et l'honneur, un langage qu'elles comprennent.

 

Troisièmement, augmentons les amendes pour la corruption et les crimes économiques. Elles doivent être dissuasives pour ceux qui ne pensent qu'en termes économiques « ça rapporte - ça ne rapporte pas ». J'ai déposé des amendements au Code pénal et je vous demande de les soutenir.

 

Quatrièmement, j'ai proposé de prolonger les délais de prescription. Nous empêcherons ainsi la possibilité d'éviter les peines méritées. Il est probable que cela accélèrera aussi les procédures préliminaires et le jugement des affaires dans les tribunaux puisqu'être longtemps « malade », être parti ou avoir d'autres motifs d'ajournement « ne rapporteront plus » tout simplement. Ces propositions se trouvent déjà au Seimas. Je vous demande de ne pas différer leur examen et leur adoption.

 

J'espère que le Seimas ne tardera plus et adoptera dès cette année dans la lutte contre la corruption des lois importantes comme le lobbying et le Code d'éthique des fonctionnaires de l'État. Il est difficile pour la société de croire que les hommes politiques sont sérieusement mobilisés dans la lutte contre la corruption lorsque ces décisions importantes sont repoussées d'année en année.

 

Seule une intolérance individuelle de chacun à l'encontre de la corruption peut la chasser de notre vie.
Enfin les tribunaux. Leur rôle dans la lutte contre la corruption est spécifique.


Plus encore : un rôle exceptionnel revient notamment aux tribunaux dans la consolidation des liens entre les citoyens et l'État fondés sur une confiance mutuelle. Ces relations sont inimaginables sans des tribunaux fiables qui garantissent une foi en la justice.

 

Hélas, aujourd'hui les gens considèrent autrement nos tribunaux. Les spécialistes en droit voient des lacunes évidentes, les juges eux-mêmes sont critiques.


Le système s'est bureaucratisé. Il est devenu arrogant. L'énergie des responsables judiciaires et de l'autonomie ont dévié sur des discussions académiques et des explications sur leurs relations. Hélas, il ne reste pas de place dans les discussions pour les sujets les plus importants : la justice et les problèmes de l'individu dans les tribunaux.


Un système fermé et peu contrôlé par la société tolère la propagation de « doubles standards ». L'ajournement est devenu une tradition qui commence déjà à nous rendre célèbres dans l'espace européen.

 

Ouvrons donc le système aux changements, à de nouveaux visages et de nouveaux travaux. N'ignorons plus la demande des gens d'une représentation plus large de la société dans les tribunaux. Respectons de manière cohérente le principe prévu de rotation des responsables judiciaires.

 

De même, simplifions les procédures judiciaires. Passons en revue les fonctions des institutions : il est possible de résoudre par une procédure préliminaire une part importante des litiges. Après avoir réduit la charge de travail des tribunaux, exigeons une qualité de travail élevée.


Et, enfin, la sélection et l'évaluation des juges, l'éthique et les procédures d'examen des affaires disciplinaires. J'attire une attention particulière à cette orientation de l'amélioration du système, car j'en suis convaincue : seul un corps de juges compétents et fidèles à l'idée de justice peut rendre la justice au nom de l'État.

 

L'État est fort tant que les individus croient en sa justice. En disant cela, je ne pense pas seulement à la lettre de la loi. J'ai à l'esprit une justice globale au sens large de ce mot et qui englobe une justice sociale, économique et universelle. Il s'agit d'un trait obligatoire d'une société saine, un principe nécessaire pour les décisions du pays. Il est tout particulièrement d'actualité maintenant que nous connaissons des difficultés économiques et sociales.

 

Bien qu'on ait réussi à repousser le danger d'effondrement financier, nous devons être réalistes : la situation est fragile et vulnérable. Les signes de reprise économiques sont fragiles. Les prévisions pour l'avenir immédiat sont réservées et variables.


Une seule chose est sûre : durant au moins quelques années, l'État ne pourra vraiment pas être généreux.
C'est pourquoi il devra plus que jamais être juste et sage.

 

Dans ces circonstances, les principes fondamentaux acquièrent un sens particulier : justice, humanité et, je souhaiterais particulièrement le souligner, responsabilité.

 

Mesdames et Messieurs,


Le destin ne nous a pas ménagé : nous pouvons en être triste ou en colère.

 

Toutefois, en échange, il nous a donné, comme compensation pour nos difficultés, une opportunité.

 

JE NOUS INVITE A ACCEPTER NOTRE PAYS COMME LE NOTRE, SES PROBLEMES COMME LES NÔTRES ET A LES RESOUDRE PAR NOUS-MEMES DE MANIERE DECIDEE ET CREATIVE !


J'invite CHAQUE citoyen lituanien A ELIRE DE MANIERE RESPONSABLE, A EXIGER DE MANIERE JUSTE ET A MONTRER SOI-MEME L'EXEMPLE !


Je crois que nous surmonterons toutes les crises. Si nous surmontons la pire en nous-mêmes : la crise de responsabilité et de confiance.

 

Merci de votre attention.

 

Dalia Grybauskaitė, Président de la République de Lituanie


  

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